Le sport représente une approche unique – mais efficace – de lutter contre la maladie. Les bienfaits du sport sur la santé ne sont aujourd’hui plus à prouver – l’OMS identifie ainsi l’inactivité physique comme le 4e facteur de risque de mortalité au niveau mondial, représentant 6% des décès. L’efficacité du sport dans le maintien d’une bonne santé prend par ailleurs un tout autre relief dans le cadre des Affections de Longue Durée : L’activité physique permet de lutter contre la maladie et réduirait, par exemple, les risques de récidive de 30 à 50% pour les cancers du sein ou du côlon.

Le sport prend alors les traits d’un médicament accessible et efficace, faisant fi des inégalités de genre ou de revenu. Mais qui exige une attention particulière. La diversité des affections de longue durée exige toutefois de prendre des précautions fondamentales. L’activité physique doit ainsi être prescrite par un médecin généraliste attentif, à l’issue d’un bilan complet de la maladie, et encadrée par un cadre sportif professionnel et compréhensif.
Le décret rentré en application le 31 mars 2017 vise ainsi à identifier précisément ces personnes vouées à dispenser l’activité physique aux patients.
Le décret précise qu’une activité physique, si elle est correctement dispensée par des professionnels, peut être prescrite par un médecin à des patients bien identifiés.
Le médecin traitant peut prescrire [au patient atteint d’une affection de longue durée] une activité physique dispensée par l’un des intervenants suivants :

1° Les professionnels de santé mentionnés aux articles L. 4321-1, L. 4331-1 et L. 4332-1 ;

2° Les professionnels titulaires d’un diplôme dans le domaine de l’activité physique adaptée délivré selon les règles fixées à l’article L. 613-1 du code de l’éducation ;

3° Les professionnels et personnes qualifiées suivants, disposant des prérogatives pour dispenser une activité physique aux patients atteints d’une affection de longue durée

Ce décret – rentré en application le 1er mars 2017- vient ainsi compléter l’article initial, en apportant des détails quant à l’identité des personnes habilitées à dispenser une activité physique aux personnes atteintes d’ALD.

Le sport santé pour qui ?

Les personnes concernées par le décret sont les patients dont la maladie rentre dans le cadre des Affections de Longue Durée, une liste de 30 maladies qui font l’objet d’un soin particulier.

Éligibilité : les ALD

Le sport sur ordonnance s’adresse aux personnes atteintes d’une Affection de longue durée (ALD). La liste de ces ALD représente un groupe de 30 maladies qui nécessitent un traitement particulier et un suivi prolongé (article L. 322-3 du Code de la Sécurité Sociale).

Liste des ALD par Ameli : https://www.ameli.fr/calvados/medecin/exercice-liberal/presciption-prise-charge/situation-patient-ald-affection-longue-duree/definition-ald

La liste ALD30 recouvre toutefois une grande diversité de pathologies – elle compte ainsi dans ses rangs les deux types de Diabète, les Cancers, des troubles de la personnalité, etc.

Pour en savoir plus, retrouvez notre dossier “Le sport sur ordonnance” sur notre page Internet “Les Actualités” :

Les syndromes d’Ehlers-Danlos (SED) constituent un groupe hétérogène de maladies héréditaires du tissu conjonctif qui associent une hyperlaxité articulaire, une hyperélasticité cutanée et une fragilité des tissus conjonctifs.

On identifie 13 types de SED, les uns vasculaires, les autres non vasculaires (SED NV). Ces derniers ont fait l’objet d’un protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) élaboré selon la méthodologie de la Haute Autorité de santé et établi dans le cadre du réseau des maladies rares de la DGOS du ministère des Solidarités et de la santé (filière Oscar). Ce PNDS constitue un guide pour la prise en charge d’un patient suspect de SED NV. Il est destiné à tous les professionnels de santé.

Le diagnostic du SED hypermobile repose sur un groupe de 3 critères

Parmi les SED NV, le plus fréquent est le SED hypermobile (SEDh). Son diagnostic repose sur l’association de 3 critères (PDF). En leur absence il faut s’orienter vers d’autres pathologies. En présence de ces critères, il est recommandé de prendre contact avec un centre spécialisé (PDF) dans la perspective d’une confirmation diagnostique, d’une enquête familiale et de l’établissement d’un programme de prise en charge thérapeutique multidisciplinaire.

Enfin, le PNDS recense une liste non exhaustive des traitements non recommandés (PDF).